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Cedate Gomes Sa, victoire avec le Racing contre le Stade Français en Top 14

TOP 14 – Bien plus appliqué et efficace, le Racing 92 a logiquement remporté le derby face au Stade français, trop indiscipliné (27-18).

La formation du duo Travers-Labit monte provisoirement sur la deuxième marche du classement alors que le champion de France en titre n’a pas levé tous ses doutes.

Mais c’est encore Cedate qui a crevé l’écran à son poste de pilier droit avec l’autre jeune, le talonneur Chat.

Remplacé à l’heure de jeu par Tameifuna, il était opposé au Sud-Africain de 30 ans Van der Merwe qui n’est pas le premier venu.

Laurent Labit après le match.

« On a la chance de travailler avec ces jeunes, et dans quelques années, on sera fiers de les avoir lancés tout comme les gars qui ont joué avec eux! »

Fier aussi le SNRLA qui a mis le pied à l’étrier à Cedate pour le lancer dans le Rugby avec le programme Rugby cité.

Bravo à nos éducateurs et aussi à Cedate qui a progressé à pas de géant.

Voir notre jeune à un aussi haut niveau est un grand motif de satisfaction pour notre club.

Né au Guinée-Bissau, arrivé en France à l’âge de 11 ans, Cedate Gomes Sa n’a découvert le rugby qu’à 14 ans. Fêtant sa première titularisation en TOP 14 à Brive aujourd’hui, ce jeune pilier polyvalent issu du Centre de Formation du Racing Metro 92 rêve de gagner sa vie grâce au rugby. Afin d’aider sa famille.

CedateGomezCedate est  natif de Guinée-Bissau.

Interview

Raconte-nous comment tu es venu au ballon ovale.

Quand je suis arrivé en France à l’âge de onze ans avec ma mère et ma petite sœur, je ne connaissais rien du rugby, je n’en avais même jamais entendu parler. Mais trois ans après, je l’ai découvert avec les Maisons de Quartier à Saint-Nazaire. On avait une activité pendant les vacances qui s’appelait Rugby Cités, qui permettait aux jeunes des quartiers de découvrir le rugby. Les entraîneurs m’ont contacté après parce que j’avais le profil qui correspondait, du coup je suis allé faire des tests et ça a commencé comme ça, au Sporting Nazairien. On a pu m’enseigner la culture du rugby, le combat, le collectif, et ça m’a vraiment plu.

Et de Saint-Nazaire jusqu’au Racing ?

En 2011, j’ai fait des sélections avec France B – 18. A la fin du match, Alain Gazon est venu me voir, et il m’a proposé de venir faire un test au Racing. Ils m’ont pris comme aspirant, il fallait que je fasse mes preuves pendant une année, et l’année d’après je suis entré au Centre de Formation. Actuellement je suis en troisième année du Centre de Formation, je prépare un BTS Électronique et trois jours par semaine je suis des cours ici au club.

Pourquoi avoir choisi de jouer pilier ?

C’est vrai, pilier droit, c’est un peu à part ! (Rires). C’est venu petit à petit, au début j’alternais un peu entre pilier et troisième ligne. Mais si je suis revenu au pilier droit, c’est un choix personnel que j’ai fait, que j’assume jusqu’au bout d’ailleurs. Je peux même jouer à gauche, pour dépanner. Pilier, la mêlée, tous ces trucs, c’est là où je prends mon pied. Ah oui, carrément ! (Rires)

Qu’en penses ta mère ?

Elle ne m’a jamais vu jouer, parce qu’elle a trop peur. Pour elle, le rugby c’est trop violent, elle ne supporte même pas de regarder à la télé. Au début, elle ne me suivait pas trop, elle n’était pas derrière moi, elle me disait que c’était trop dangereux… mais c’est juste l’inquiétude d’une mère. Mais aujourd’hui elle commence à comprendre que ça prend feu, elle commence à bien me suivre, et à me motiver quand ça ne va pas.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter alors ?

Une bonne fin de saison et une bonne continuation pour la suite.  Le lien avec le Racing est très fort. A part mon club d’origine, c’est le seul club que j’ai connu. Je me sens bien ici, comme si j’étais chez moi, j’ai presque tout appris. Le Racing c’est comme ma famille maintenant, et je voudrais bien que l’aventure continue.

Quelles sont aujourd’hui tes ambitions dans le rugby ?

Mon ambition c’est de jouer au plus haut niveau, et de gagner ma vie grâce au rugby. J’étais élevé par une mère qui est seule, je suis l’aîné, et maintenant j’ai l’âge de pouvoir l’aider. En plus, ma petite sœur Nenaica qui est née avec un handicap de la main, est toujours en attente d’une opération. Voilà, je vais tout faire pour y arriver, et gagner ma vie grâce au rugby. Pour aider ma mère et ma petite sœur. C’est ma motivation, et quand ça va mal, quand je suis dans le dur je pense à ça et puis c’est reparti !

 

Cedate Gomes Sa

Né à Bissau (Guinée-Bissau), le 07/08/1993

21 ans

1,85, 105kg

3e année centre de formation

Pilier droit polyvalent (aujourd’hui à gauche)

Cedate Gomes Sa avec le XV de Morgane au Pré-Hembert
Cedate Gomes Sa avec le XV de Morgane au Pré-Hembert

Pour Morgane, Clément MOURAUD et Cedate GOMES SA avaient quitté leur centre de formation de Grenoble et du Racing, juste pour jouer avec leurs potes.

Cedate Gomez Sa en 2009 au centre de Formation du SNR
Cedate Gomez Sa en 2009 au centre de Formation du SNR, ses copains ont eux aussi bien grandis
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