Rugby Cité

Prochain stage rugby cité:

« La découverte d’un sport et de ses valeurs »

Durant chaque vacances scolaires , le Saint Nazaire Ovalieen collaboration avec l’OMJ, le service des sports de Saint-nazaire, le ministère de la jeunesse et des sports et la sous préfecture propose aux jeunes des quartiers défavorisés de venir pratiquer le rugby au stade du Pré Hembert.

L’encadrement est assuré par trois éducateurs diplômés du club (brevet d’état 1er degré rugby) et ont pour objectifs :Découverte de l’activité et enseignement des gestes techniques de base (passe, placage, chute)
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Assimilation des règles et principes fondamentaux du rugby.
Développer le comportement citoyen : échange, respect, mixité social.

L’ensemble de ces objectifs est réalisé au travers de la pratique mais également lors du goûter qui est offert après les séances d’entraînement.

Lors des stages ou le dimanche après les matchs de l’équipe senior, les jeunes peuvent rencontrer les équipiers premier mais également tous les gens qui composent le club (dirigeants, bénévoles.).

 

Cedate Gomez Sa le phénomène de Canchungo

Cedate Gomes Sa le phénomène de Canchungo, venu au Rugby par le programme Rugby Cité du SNRLA

CedateGomezCedate Gomes Sa découvert avec Rugby cité à Saint-Nazaire a débuté en Top 14 avec le Racing

Cedate, un natif de Guinée-Bissau qui joue au rugby, et pilier droit de surcroît,  n’est pas commun.

Raconte-nous comment tu es venu au ballon ovale.

Quand je suis arrivé en France à l’âge de onze ans avec ma mère et ma petite sœur, je ne connaissais rien du rugby, je n’en avais même jamais entendu parler. Mais trois ans après, je l’ai découvert avec les Maisons de Quartier à Saint-Nazaire. On avait une activité pendant les vacances qui s’appelait Rugby Cités, qui permettait aux jeunes des quartiers de découvrir le rugby. Les entraîneurs m’ont contacté après parce que j’avais le profil qui correspondait, du coup je suis allé faire des tests et ça a commencé comme ça, au Sporting Nazairien. On a pu m’enseigner la culture du rugby, le combat, le collectif, et ça m’a vraiment plu.

Et de Saint-Nazaire jusqu’au Racing ?

En 2011, j’ai fait des sélections avec France B – 18. A la fin du match, Alain Gazon est venu me voir, et il m’a proposé de venir faire un test au Racing. Ils m’ont pris comme aspirant, il fallait que je fasse mes preuves pendant une année, et l’année d’après je suis entré au Centre de Formation. Actuellement je suis en troisième année du Centre de Formation, je prépare un BTS Électronique et trois jours par semaine je suis des cours ici au club.

Pourquoi avoir choisi de jouer pilier ?

C’est vrai, pilier droit, c’est un peu à part ! (Rires). C’est venu petit à petit, au début j’alternais un peu entre pilier et troisième ligne. Mais si je suis revenu au pilier droit, c’est un choix personnel que j’ai fait, que j’assume jusqu’au bout d’ailleurs. Je peux même jouer à gauche, pour dépanner. Pilier, la mêlée, tous ces trucs, c’est là où je prends mon pied. Ah oui, carrément ! (Rires)

Qu’en penses ta mère ?

Elle ne m’a jamais vu jouer, parce qu’elle a trop peur. Pour elle, le rugby c’est trop violent, elle ne supporte même pas de regarder à la télé. Au début, elle ne me suivait pas trop, elle n’était pas derrière moi, elle me disait que c’était trop dangereux… mais c’est juste l’inquiétude d’une mère. Mais aujourd’hui elle commence à comprendre que ça prend feu, elle commence à bien me suivre, et à me motiver quand ça ne va pas.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter alors ?

Une bonne fin de saison et une bonne continuation pour la suite.  Le lien avec le Racing est très fort. A part mon club d’origine, c’est le seul club que j’ai connu. Je me sens bien ici, comme si j’étais chez moi, j’ai presque tout appris. Le Racing c’est comme ma famille maintenant, et je voudrais bien que l’aventure continue.

Quelles sont aujourd’hui tes ambitions dans le rugby ?

Mon ambition c’est de jouer au plus haut niveau, et de gagner ma vie grâce au rugby. J’étais élevé par une mère qui est seule, je suis l’aîné, et maintenant j’ai l’âge de pouvoir l’aider. En plus, ma petite sœur Nenaica qui est née avec un handicap de la main, est toujours en attente d’une opération. Voilà, je vais tout faire pour y arriver, et gagner ma vie grâce au rugby. Pour aider ma mère et ma petite sœur. C’est ma motivation, et quand ça va mal, quand je suis dans le dur je pense à ça et puis c’est reparti !